Communication politique


Cours de régulation de la communication politique

Introduction



Partie 1 – Médium de communication
Titre A – Médium et langage
Titre B – Référence, dogme, sociétés traditionnelles : la communication politique n’est pas un fait contemporain

Partie 2 – Politique et communication : pouvoir, registres et légitimités
Titre A – Registre expressif, indice et icone
Titre B – Registre argumentatif et signes écrits : la communication objectivée

Livre A :
Le secteur de la communication politique



Partie 1 – La communication politique comme activité contemporaine : les réseaux d’acteurs
Titre A – Le journalisme médiateur
Titre B – Sondeurs et communicants politiques : la mercatique
Titre C – L’administration du secteur audiovisuel et le contrôle des libertés dans la recherche de l’information

Partie 2 – Régulation de la communication politique : l’exemple des campagnes électorales
Titre A – Sondages et uniformisation des positionnements : les « pro » à l’œuvre
Titre B – « S’ébrouer dans le champ »… Mais quel cadre pour la campagne ?

Livre B :
Stratégies de communication et réception du message



Partie 1 – Le modèle stratégiste
Titre A – Modèle stratégiste
Titre B – Stratégie charismatique gaullienne offensive

Partie 2 – Exemple : la campagne de 2012
Titre A – Stratégies offensives
Titre B – Stratégies défensives

Conclusion



Interrogation sur « la démocratie du public » : corpus et secteurs de légitimités
Titre A – Types de discours de légitimité
Titre B – Le corpus de légitimité de la démocratie incarnée : vers une doctrine du charisme d’opinion ?
Titre C – Critique réaliste de la société de l’information au regard des exigences de la démocratie

Extraits de cours

Quelques concepts utiles



Introduction

Il s’agit d’abord de définir l’intitulé du cours, à savoir « communication politique ». Comment en effet, est-il entendu (au sens de compris), d’une part la communication, de l’autre, la et le politique ?

La politique équivaut aux activités (stratégies) de maintien de la cohésion sociale; le politique incluant la politique étant l’ensemble des formes, des organisations concourant à la régulation collective, soit à l’expurgation des conflits. Il inclut donc le droit comme instrument d’institutionnalisation des rapports sociaux (institutionnalisation équivaut à l’objectivation des relations sociales). Le maintien de la cohésion sociale invite à la monopolisation de la contrainte par un centre, qui se constitue progressivement en État en Europe occidentale. Mais l’État n’est pas la seule forme d’organisation politique. La concentration des modes de violence (afin de prévenir le conflit et la guerre) doit être, apprend M. Weber, légitime.

Le concept de légitimité, déterminant pour la sociologie, veut insister sur la nécessité d’obtenir le consentement de la part des gouvernés. Sans consentement, soit sans acceptation de la contrainte, la régulation est impossible à moyen et long terme.

L’introduction du concept de légitimation fait apparaître que la légitimité n’est pas un donné, mais un construit ; en ce sens, elle varie en fonction du lieu et du temps. Est ainsi introduite l’importance de la communication pour assurer la légitimité et la légitimation de l’État. Une telle problématique structure ce cours : envisager le pouvoir dans son acception la plus large soit comme défini ci-dessus d’une part, envisager la communication également sous sa définition la plus sociologique, soit comme moyen et aussi fin de toute activité humaine. De sorte que les références aux mythes, doctrines religieuses, aux conceptions de société traditionnelles en suivant les apports de la discipline anthropologique, de sorte que les références aux disciplines historiques et sociologies ainsi que juridiques, permettent de constituer une science politique de la communication de même qualité qui est proposée dans ce cours.


Médium de communication

La communication renvoie au paradigme de la sociologie en ce sens qu’une telle discipline s’intéresse de façon prioritaire aux relations (interactions et interdépendances)… Toute relation entre deux termes (alter et ego) peut être comprise comme étant de communication.

Médium et langage

Le médium constitue la structure transparente qui fournit le code d’intercompréhension : « … Le médium est à la fois véhicule ou canal du message, et des destinataires partageant quelque chose du même code… » [Bougnoux D, la communication par la bande Paris, La Découverte, 1998, p. 26.]. Ainsi, pas d’étude du message sans étude du milieu de sa production ; en ce qui concerne la communication politique, pas d’étude des messages, sans étude des professionnels, de leurs idées, de leurs outils, de leurs stratégies… Ainsi compris, le médium n’est pas le singulier de média, mais découle dans son acception du rôle social du médium dans les sociétés traditionnelles, soit de la personne chargée de la communication avec les esprits, soit avec le code originel expliquant la naissance de la société.

Le médium est la matrice de la communication : il fournit le code renfermant l’ensemble d’outils qui permet l’intercompréhension ; à la base sont les signes basiques suivis des règles permettant de les combiner afin qu’alter les interprète (sens) et puisse fournir une réponse signifiante.

C.Geertz éminent représentant du courant sémiotique [3], rétablit la part prise par la signification dans les phénomènes sociaux pour assimiler la culture aux « structures de compréhension » à travers lesquelles les hommes donnent forme à leur expérience, le système politique étant pour le même auteur, l’arène privilégiée dans laquelle se déploient ces différents signes. Le code est alors le système de significations grâce auquel les hommes communient et perpétuent et enrichissent leur rapport à la vie.

La communication passe par la langue, mais aussi par un ensemble de signes, des indices, visuels et oraux (gestes, cris). Ainsi, est-il toujours passionnant dans les sociétés contemporaines, certes de focaliser sur l’écrit, avec pour ce qui nous concerne le discours politiques, ou la profession de foi d’un homme politique en campagne, mais aussi sur les signes indiciels émis. Ces derniers sont désormais les moteurs de la communication politique, compte tenu de la place majeure occupée par l’audiovisuel* dans les modalités d’information du grand public.

Le langage est le médium permettant la communication : il est plusieurs langages, des signes (indiciels), des symboles (langue parlée, écrite,…). Le langage spécifie la communication humaine ; les chercheurs en psychanalyse font de l’expérience spéculaire (miroir) la meilleure preuve de l’aptitude humaine à différencier le Moi de son image, condition d’expérience du langage. La capacité à distinguer son corps de sa représentation dans le Miroir (contrairement à Narcisse) est la base de la réflexion et donc de l’objectivation et institutionnalisation du monde. Elle illustre la séparation entre les termes (Moi/mon image) pour permettre au langage par la désignation de les relier.

Par cette analyse, P. Legendre, retrouve le sens étymologique du mot symbole, littéralement, ce sont « deux moitiés ou deux parties bien ajustables d’un même osselet ou d’une même monnaie, qui servent deux personnes liées par l’hospitalité ou quelque contrat à se reconnaître » [Legendre P., La société comme texte, Paris, Fayard, 2001, p. 30]. Le même auteur définit le langage comme « opération d’échange, au sens où elle met en rapport et fait tenir ensemble, par le tiers-même, par l’écart qui la sous-tend, deux registres opposés et solidaires ».

Cette expérience à la fois individuelle et collective sert non seulement à la rationalisation de la perception de l’environnement, à la fois extérieur et intérieur (re-présenté), mais aussi à l’institutionnalisation ; car dès lors que représentée, les choses sont objets d’interprétations communiquées, soit extériorisées à l’intention d’alter, d’un public. L’expression des interprétations est inextricablement liée à l’institutionnalisation : en effet, instituer c’est d’abord faire tenir ensemble ; par la suite, institutionnaliser signifie rendre un échange durable, soit organisé par un code, soudé par des valeurs communes, et consolidé par la répétition de coutumes, l’instauration de règles, notamment juridiques…

Or, dès lors qu’un message est partagé, il implique questions et réponses, une circularité ; un échange est donc instauré que les participants n’ont aucun intérêt à rompre. De fait, la communication signale que la société peut être conçue comme un texte ininterrompu. Pour faire tenir ensemble (ou debout pour une acception littérale d’instituer), il faut des normes, des références ou règles communément acceptées, elles-mêmes reliées à une Référence, originelle, dogmatique, composant la matrice donnant sens à l’ensemble des expériences vécues.

Ont donc été introduits, à la fois les concepts de médium, de langage, de langue, de symbole (au sens générale), d’emblème ou Référence dogmatique.


Politique et communication : pouvoir, registres et légitimités

La conception en terme d’interactions et interdépendances implique que la communication contient du pouvoir ; communiquer, c’est souhaiter diffuser un message, donc forcer le cours de ce dernier jusqu’à alter et créer les conditions pour que ce dernier le perçoive et l’interprète conformément au sens donné initialement.

Dans cette optique, les messages sont autrement appelés informations, cette dernière étant un signe supplémentaire apporté à un capital existant. Cette définition ne s’inscrit pas dans la dialectique qui oppose l’information (vérité) à la communication (séduction), mais conçoit l’information comme unité de base des échanges.

La technique qui utilise l’information, lui donne un style, une certaine forme dans l’espace/temps, consiste en une opération de communication ; adapter la forme au contexte au vu de l’anticipation du récepteur est une activité de communication. Ainsi du choix des slogans de campagne, de la couleur des affiches, de la posture des candidats lors des apparitions,… Des tactiques, techniques, stratégies sont donc initiées afin de convaincre, persuader, manipuler afin en premier lieu d’éveiller l’intérêt.

Cet ensemble de dispositifs peut être classé en fonction de la dichotomie objectivation/subjectivation permet de classer les techniques, stratégies, les médias comme les signes échangés, les répertoires comme les registres qualifiant la communication.

L’objectivation est la capacité à interpréter la réalité et à agir sur elle sous une forme plus abstraite, universelle (impersonnelle et générale) et durable.

Le langage est un phénomène objectivant comme le souligne U. Eco : « On pourrait objecter que ce qui relève de la sub¬stance se laisse dire sans contradiction et que la sub¬stance est indépendante de ce que nous en disons. Mais jusqu’à quel point ? Comment parlons-nous de la sub¬stance ? Comment pouvons-nous dire sans contradic¬tion « l’homme est un animal rationnel », alors que dire « l’homme est blanc » ou « l’homme court » n’indique qu’un accident passager, un accident qui ne peut donc pas être l’objet d’une science ?

Dans l’acte perceptif, l’intellect actif abstrait l’essence du synolon (matière + forme). Il semble donc qu’au cours de l’intellection nous saisissions immédiatement et sans effort … ce que l’être était, c’est-à-dire ce que l’être est de façon stable.

Mais que pou¬vons-nous dire de l’essence ? Nous ne pouvons qu’en donner la définition : « La définition naît de ce qu’il faut signifier quelque chose. La définition est la notion (logos) dont le nom (onoma) est signe (sëmeion) » (1012a 22-24).

Hélas ! L’évidence indépassable de l’existence des individus nous est bien donnée, mais nous ne pouvons absolument rien dire d’eux, si ce n’est en les nommant par leur essence, c’est-à-dire par genre et différence spécifique (donc « homme » et non « cet homme ») : aussitôt entrés dans l’univers des essences, nous voilà déjà dans l’univers des définitions, c’est-à-dire dans l’univers du langage qui définit. » [Eco U., Kant et l’ornithorynque, Paris, Le livre de poche, 1999]

La subjectivation équivaut à la tendance contraire (particularisme, singularité, personnalisation, conjoncture). Il s’agit donc plutôt de désigner des existences, des substances.

Certaines théories de la communication partent d’une telle dichotomie et la précisent au vu de la discipline, notamment Peirce lorsqu’il distingue :

– en effet indice, icone et symbole comme signes principaux,
– renvoyant aux répertoires distinguées de langages, à savoir, le sensible/mythologie, le visible/religieux et le lisible/politique et judiciaire,
– renvoyant aux formes du discours : pathos ; ethos ; logos
– eux-même relevant de registres de communication décortiqués par la suite : l’expressif, l’argumentatif et l’informatif.

Un registre correspond à un genre de communication au regard de son intentionnalité : il y a une certaine cohérence des éléments rassemblés par un registre, qui fournit une matrice de communication. En chant, il s’agit de la tessiture de la voix d’un chanteur, cette définition appliquée illustrant la cohérence au regard de l’émetteur dus signes émis. Cette cohérence est stylistique au regard du la dichotomie objectivation/subjectivation. Donne sens.

Un répertoire de signes est une boîte à outil qui n’a pas de cohérence stylistique. Le classement logique des éléments tient à une rationalité technique plus opérationnelle ; il s’agit de classer au vu du canal de transmission utilisé. Donne forme.

Reste à définir les outils basiques de la communication, le signes et symboles ; cette opération est faite, tout comme celle des répertoire, dans le cadre plus englobant du registre qui donne sens.

Geste, oral, image, écrit, représentent les principales modalités de langage.

2[3] Sémiotique vient de semeion le signe : théorie générale des signes et de leur rapport avec la pensée (logique). Ou théorie des signes et leur circulation (signification) dans la société (sémiologie).
3[4] L’homme n’est représenté qu’en – 10 000 alors que l’animal apparaît dès – 30 000 et la géométrie en – 77 000.
4[5] L’allégorie consiste à utiliser corps et visages pour incarner des idées abstraites.

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