POUR UNE RÉPUBLIQUE RÉGIONALE

La décentralisation ne s’oppose pas constitutionnellement à l’État. Nous pouvons imaginer une évolution territoriale de ce dernier, pour que les collectivités locales puissent mieux nourrir une démocratie nationale vivante et ouverte. Dès lors, il convient de lever quelques hypothèques : l’autonomie des collectivités territoriales n’est une entrave ni à l’unité de l’État, ni à l’intégrité du territoire – principes constitutionnels. Si tout risque de séparatisme n’est pas à exclure, montrons que concéder une marge de manœuvre juridique et politique plus importante, notamment aux régions, ne devrait pas remettre en cause l’indivisibilité républicaine. Car, en aucun cas, la forme juridique de l’État ne détermine la cohésion nationale.

Dès lors, posons-nous trois types de question : comment mieux reconnaître l’autonomie locale ? Comment conjurer un risque séparatiste ? Enfin, comment repositionner un État toujours garant de l’indivisibilité républicaine ?

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Numéro spécial

Depuis de nombreuses  années, les médiateurs ont mauvaise presse : les partis suscitent peu la confiance et recueillent une popularité faible. Renforcé par le présidentialisme, ce trait historique français est rapporté par nombre de sondages. Les syndicats sont jugés utiles mais ne suscitant guère l’engouement, depuis qu’ils ont délaissé la promotion des plus fragiles… Pourtant, placées entre société civile et État, ces organisations sont indispensables au bon fonctionnement démocratique : sans partis institutionnalisés, gouvernés et gouvernants n’articulent plus leur conversation dans l’espace public.